« Poelkapelle 1917 Association » en visite dans la Somme

Le 20 avril 2011 nous avions accueilli nos amis belges de la « Poelkapelle 1917 Association« . Juste retour des choses, eux-mêmes nous ayant reçu chez eux au mois de mars.

Un extrait de l’article paru dans le Courrier Picard.

Après un déjeuner en compagnie de Monsieur Potard, nous leur avons fait découvrir quelques lieux symboliques. A commencer par de l’Ilôt de La Boisselle (plus connu par nos amis britanniques sous le nom de « Glory Hole »).  Ce terrain fait actuellement l’objet d’importantes recherches (1) (2).

Rencontre avec Peter Barton sur le terrain de La Boisselle.

On fait découvrir à nos amis de Poelkapelle le petit effondrement à l’origine des fouilles entreprises depuis.

Nous avons ensuite longé la « Montagne de Bronfay » et le lieu-dit « Fer à Cheval » (où ont notamment débarqué les premiers chars) pour nous diriger vers  « l’Epine de Mametz » d’où l’on englobe du regard une grande partie de ce qui était l’arrière-front de la Cote 110 (3).

A l’Epine de Mametz,  l’équipe est plongée dans l’étude des cartes et dossiers du secteur.

Nos amis tenaient particulièrement à s’arrêter au « Bois des Fourcaux » (High Wood) . En effet  le 15 septembre 1916  l’armée britannique engagea, dans la bataille de Flers-Courcelette, les premiers chars et 4 d’entre-eux furent envoyés à High Wood.  C’est ce même 15 septembre que la 47th (London) Division reprit le bois aux Allemands.

L’entrée du London Cemetery où reposent, notamment, les officiers et hommes de la 47 th Division tués lors de l’engagement du 15 septembre 1916.

Il contient 3873 tombes, parmi lesquelles celles de 3114 soldats non-identifiés.

165 soldats tombés au cours de la Seconde Guerre reposent également dans ce cimetière.

Nous avons ensuite visité le Mémorial Sud-Africain du Bois Deville et son musée.

Le mémorial Sud-Africain

On peut distinguer (en haut à gauche), gravé sur l’une des vitres qui donnent sur la cour intérieure, le nom de Poelkapelle.

Après un arrêt à l’endroit au mémorial australien du moulin à vent de Pozières, cette journée s’est tout naturellement terminée, toujours à Pozières, devant le monument aux chars.

La  crête et la butte où se trouvait le moulin de Pozières. Crête (Hill 160) dont les troupes australiennes se sont emparée le 4 août 1916.

Sur une plaque commémorative on peut lire :

 » The ruins of Pozières Windmill wich lies here was the center of the struggle in this part of the Somme battlefield in july and august 1916.  It was captured on august 4th by australian troops who fell more thickly on this ridge than on any other battlefield of the war »

« Les ruines du moulin de Pozières qui reposent ici étaient au centre des combats dans cette partie du champ de bataille de la Somme en juillet et août 1916.Il a été capturé le 4 août par les troupes australiennes qui ont perdu sur cette crête plus d’hommes que sur n’importe quel autre champs de bataille de la guerre. »

Le monument aux chars dédié aux officiers et hommes du Tank Corps qui sont tombés au combat en 1916 – 1917 et 1918.

Aux angles de ce monument on peut admirer quatre très beaux modèles réduits de chars.

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(1) La Boisselle Study Group

(2) En avril, à La Boisselle, les Britanniques n’en étaient encore qu’au début de leurs investigations. Celles-ci ont aujourd’hui révélé toute la  richesse historique et mémorielle du sous-sol.  Il est bon de rappeler ici que c’est grâce à la volonté de Madame Llwellyn, un de nos membres fondateurs et copropriétaire du terrain, que tout ceci a été possible ; elle se battait en effet depuis longtemps afin d’en faire reconnaître l’importance. Un petit effondrement de terrain et l’intérêt qu’a porté Peter Barton à l’affaire on fait le reste.

(3) La Cote 110 ou « Point 110″ (pour les Britanniques).

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